Remplacer la force par le droit : c'est ça le rôle de la loi.
Ce sont ceux qui n'ont jamais le temps qui en font le moins.
Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre; Qui l'ose réveiller peut s'en laisser surprendre.
Au lieu d’aller dehors, rentre en toi-même : c’est au cœur de l’homme qu’habite la vérité. Et, si tu ne trouves que ta nature, sujette au changement, va au-delà de toi-même.
Les secrets de la nature sont cachés ; quoiqu'elle agisse toujours, on ne découvre pas toujours ses effets.
Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir.
La critique atteint l'ego, avant d'atteindre la raison.
Je ne sais pas parler quand il n'y a rien à dire.
Il n’y a, en général, que les conceptions simples qui s’emparent de l’esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu’une idée vraie, mais complexe.
Mal nommer les choses, c'est le meilleur moyen de mal les penser.
Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse.
Tous les corps, le firmament, les étoiles, la terre et ses royaumes, ne valent pas le moindre des esprits. Car il connaît tout cela, et soi, et les corps rien. Tous les corps ensemble et tous les esprits ensemble et toutes leurs productions ne valent pas le moindre mouvement de charité.
Tout ce qui est accordé avec toi est accordé avec moi, ô Monde ! Rien de ce qui, pour toi, vient à point, n’arrive, pour moi, trop tôt ou trop tard.
Je veux vivre encore pendant trois ou quatre livres.
Il n'y a point d'amitié plus douce que celle qui naît de la sympathie des caractères.
J'ai décidé de plus m'en prendre à personne depuis que j'ai observé que je finis toujours par ressembler à mon dernier ennemi.
L'architecture pour moi, dès le départ, c'est vraiment de montrer aux gens qu'on peut être pauvre, mais qu'on n'est pas obligé de vivre dans la misère.
Cela fait des années que les humains parlent de guerre et de paix. Mais aujourd'hui, ils ne peuvent plus juste en parler. Le choix n'est plus entre la violence et la non-violence. C'est soit la non-violence, soit la non-existence.
Je suis, j'existe, cela est certain ; mais combien de temps ? autant de temps que je pense ; car peut-être même qu'il se pourrait faire, si je cessais totalement de penser, que je cesserais en même temps tout-à-fait d'être.
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien... Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Qu'est-ce qui peut servir de boussole ? L'anticipation de la menace elle-même !
A force d'aimer la vie malgré elle, on finit de temps en temps par aimer les autres sans raison.
La vision déterministe a un trait commun avec la vision finaliste ; puisque dans les deux cas, le hasard n'existe pas.
Il y a deux voies pour prolonger la vie : la première est d'éloigner l'un de l'autre ces deux points que sont la naissance et la mort, afin d'accroître la route à parcourir... La seconde voie est de marcher plus lentement, en laissant les deux points là où Dieu voulut qu'ils fussent : c'est la voie des philosophes.
Dans la nature, il n'y a ni récompenses, ni châtiments. Il y a des conséquences.
C'est bien là le génie : l'intelligence qui connaît ses frontières.
Depuis le Fils du Ciel jusqu’au plus humble particulier, chacun doit avant tout se perfectionner soi-même.
Le fou se croit sage ; mais le sage sait qu'il n'est qu'un fou.
Empêcher complètement un effet exige une force égale à celle de la cause ; mais pour lui donner une autre direction, il suffit souvent de peu de chose.
Le sage s’applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions.
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