Les paroles donnent des ailes. Elles élèvent l'esprit et lui donnent l'essor.
Le care est d'abord le souci des autres, l'attention à la vie humaine et à ce qui fait sa continuité ordinaire. L'éthique du care appelle ainsi notre attention sur ce qui est juste sous nos yeux mais que nous ne voyons pas, par manque d’attention. C'est pour cela que l'éthique du care peut aussi se définir, si l'on veut traduire le terme, comme éthique de l'attention, au sens à la fois de faire attention et d'attirer l'attention sur une réalité ordinaire : le fait que des gens s'occupent d'autres, s'en soucient et ainsi veillent au fonctionnement ordinaire du monde.
… Et c'est là, pour ma part, le but auquel je tendrai toujours, extinction de la misère au dedans, extinction de la guerre au dehors.
Unissons-nous dans une pensée commune, et répétez avec moi ce cri : Vive la liberté universelle ! Vive la République universelle !
Il suffit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu'on puisse pour faire aussi tout son mieux.
La liberté ! Sauvons la liberté ! La liberté sauve le reste.
C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence.
La compétence sans autorité est aussi impuissante que l'autorité sans compétence.
La philosophie est une pensée libre, qui ne s'arrête pas.
Une fois pour toutes, il y a beaucoup de choses que je ne veux point savoir. La sagesse trace des limites, même à la connaissance.
L'envieux se fait tort à lui-même, comme à un ennemi.
Être philosophe, ce n'est pas seulement chercher le bonheur — tout homme cherche le bonheur. C'est chercher le bonheur et la vérité. C'est chercher le bonheur et plus encore la vérité. C'est chercher le bonheur dans la vérité. Autrement dit, c'est chercher la sagesse.
Il ne faut pas confondre le doute dans la réflexion et le doute dans l'action.
L'homme peut déterminer sa propre valeur. C'est une maxime universelle digne d'être pleinement acceptée, qu'un homme peut acquérir la valeur qu'il s'attribue.
Le sourire serait un signe de santé, d'équilibre. Le fou, il est vrai, rit plus qu'il ne sourit.
En toute chose la mesure et la proportion constituent la beauté comme la vertu.
Une hypothèse quelconque, même absurde, peut être utile à la science, si elle permet à un savant de concevoir les choses sous un autre aspect ; mais, quand elle a servi son but par pure chance, elle risque de devenir un obstacle à de nouveaux progrès.
Choix et conscience sont une seule et même chose.
C'est pour faire œuvre d'homme que je m'éveille.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime, Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon cœur transparent Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila. Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
Il faut que nous tâchions à nous rendre immortels.
La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence.
La force est la reine du monde, et non pas l'opinion. — Mais l'opinion est celle qui use de la force. — C'est la force qui fait l'opinion.
L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à quelqu'un, c'est ce que quelqu'un fait avec ce qui lui arrive.
Conquête trop aisée est bientôt méprisée.
Le point de départ de la philosophie, c'est la conscience que nous avons de notre faiblesse et de notre incapacité, dans le domaine de ce qui est le plus nécessaire.
Méditer et se graver dans la mémoire les préceptes de la sagesse, apprendre sans éprouver jamais de satiété, enseigner sans jamais se lasser, ces trois mérites se trouvent-ils en moi ?
La fin est de vivre en accord avec la nature, ce qui signifie vivre selon la vertu. Car la nature nous conduit vers cette dernière.
On dit souvent que nous vivons dans une société de consommateurs et puisque le travail et la consommation ne sont que deux stades d’un même processus imposé à l’homme par la nécessité de la vie, ce n’est qu’une autre façon de dire que nous vivons dans une société de travailleurs.
On blâme aisément les défauts des autres, mais on s'en sert rarement à corriger les siens.
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