L'homme, étant condamné à être libre, porte le poids du monde tout entier sur ses épaules.
L'humanité est si bien la même, à toutes les époques, en tous lieux, que l'histoire ne nous apprend rien de nouveau ou d'étrange sur ce point. Sa fonction essentielle est seulement de découvrir les principes constants et universels de la nature humaine.
Le privilège de l'absurdité, auquel aucune créature vivante n'est sujette, sinon l'homme seul.
L’homme est d’abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l’avenir.
Quel homme est sans erreur ? et quel roi sans faiblesse ?
N'ayez pas de l'homme une idée trop factice, mais jugez de lui naturellement; ne le tenez ni pour trop bon, ni pour trop mauvais.
L'homme n'est ni bon ni méchant, il naît avec des instincts et des aptitudes.
L'homme est si grand, que sa grandeur paraît même en ce qu'il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable.
L'homme est né pour le plaisir : il le sent, il n'en faut point d'autre preuve.
C'est l'univers qui doit être interrogé tout d'abord sur l'homme et non l'homme sur l'univers.
La guerre est un mal qui déshonore le genre humain.
Le bonheur de l'homme, c'est sa volonté.
Allons, relève-toi, l'homme ! Elle vit, ta Juliette, cette chère Juliette pour qui tu mourais tout à l'heure : n'es-tu pas heureux ? Tybalt voulait t'égorger, mais tu as tué Tybalt : n'es-tu pas heureux encore ? La loi qui te menaçait de la mort devient ton amie et change la sentence en exil : n'es-tu pas heureux toujours ? Les bénédictions pleuvent sur ta tête, la fortune te courtise sous ses plus beaux atours ; mais toi, maussade comme une fille mal élevée, tu fais la moue au bonheur et à l'amour.
L’homme ne joue que là où il est homme dans la pleine signification du mot, et il n’est homme complet que là où il joue.
Nous devons la justice aux hommes, et la douceur et la bienveillance aux autres créatures, qui peuvent être capables de les ressentir.
L'homme peut déterminer sa propre valeur. C'est une maxime universelle digne d'être pleinement acceptée, qu'un homme peut acquérir la valeur qu'il s'attribue.
Devenir humain est un art.
Tout ce qui menaçait l'homme du dehors, les grands périls, les ténèbres nocturnes, la faim, la soif, les fantômes, les génies, les démons, tout ce qui le maintenait dans une insécurité fondamentales, tout cela se passe à l'intérieur et nous menace du dedans.
Les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une seule façon, tandis que l'homme, parce qu'il est esprit, a une double existence; il existe d'une part au même titre que les choses de la nature, mais d'autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n'est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi.
On rend un meilleur service au genre humain en riant de lui qu'en geignant sur son sort ; car dans un cas, on lui laisse un espoir, tandis que dans l'autre, on se lamente sottement en lui ôtant toute perspective d'amendement.
L'homme est homme en tant qu’il est celui qui parle.
L’humanité, c’est ce qui fait l’homme.
On naît humain, puis on le devient.
Tout être tend vers son bien, et le bonheur est le bien de l'homme.
Quand les lois seront justes, les hommes seront justes.
Il est plus aisé de connaître l'homme en général que de connaître un homme en particulier.
Quand nous disons que l'homme se choisit, nous entendons que chacun d'entre nous se choisit, mais par là nous voulons dire aussi qu'en se choisissant il choisit tous les hommes.
L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement.
L'homme est plus intéressant que les hommes ; c'est lui et non pas eux que Dieu a fait à son image. Chacun est plus précieux que tous.
L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.