Ne sais-tu pas qu’isolé, pas plus que le pied ne sera un véritable pied, toi de même tu ne seras plus un homme ?
La vertu qui se tient dans l’invariable milieu est la plus haute perfection. Peu d’hommes la possèdent, et cela depuis longtemps.
Je suis un ami de la liberté de penser, et aucune pensée n'est assez absurde pour que je n'aie pas le courage de la retenir.
Tout être tend vers son bien, et le bonheur est le bien de l'homme.
Les insensés vivent dans l’attente des biens futurs.
Craignons toujours les excès où conduit le fanatisme.
L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation, il n'est que ce qu'elle le fait.
Dans l'ordre des biens divins, le premier est la prudence ; après vient la tempérance ; et du mélange de ces deux vertus et de la force naît la justice, qui occupe la troisième place ; la force est à la quatrième. Ces derniers biens méritent par leur nature la préférence sur les premiers ; et il est du devoir du législateur de la leur conserver.
Si l’on considère les actions d’un homme, si l’on observe les motifs qui le font agir, si l’on examine ce qui fait son bonheur, pourra-t-il cacher ce qu’il est ?
Si tu désires être philosophe, attends-toi dès lors à être un objet de dérision, à être en butte aux moqueries.
Laisser prendre un feu à son feu.
La masse, comme telle, est toujours anonyme et irresponsable.
Je connais bien le sentiment de tristesse qu'inspire la précarité de toute chose, je l'éprouve à chaque fois qu'une fleur se fane. Mais il s'agit là d'une tristesse sans désespoir.
Précipiter son jugement c'est croire ou juger avant que d'avoir connu.
Fais en sorte que les enfants s'instruisent en jouant.
Nous sommes tous en pratique ensorcelés par les mots. Nous les confondons avec le monde réel, et essayons de vivre dans le monde réel comme si c'était le monde des mots.
Tout ce qui t'arrive est tel que tu es naturellement capable ou incapable de le supporter. S'il t'arrive des choses telles que tu sois capable de les supporter, ne te fâche point, mais supporte-les comme tu en es capable. Si elles sont telles que tu sois incapable de les supporter, ne te fâche point ; elles épuisent tes forces, mais s'anéantissent elles-mêmes en même temps. Rappelle-toi, toutefois, que tu es capable de supporter tout ce qu'il dépend de ton jugement de rendre supportable et tolérable, en te représentant que tel est ton intérêt ou ton devoir.
La beauté dans la nature n'apparaît que comme un reflet de la beauté de l'esprit.
Un mythe est une image à travers laquelle nous essayons de donner un sens au monde.
À bon entendeur ne faut qu'une parole.
La connaissance des informations ou données isolées est insuffisante. Il faut situer informations et données dans leur contexte pour qu’elles prennent sens.
Même à l'injustice il ne faut en aucune façon répondre par l'injustice, comme se l'imaginent les gens, dès lors que l'on admet qu'il ne faut jamais commettre l'injustice.
Un mérite de la poésie dont bien des gens ne se doutent pas, c'est qu'elle dit plus que la prose, et en moins de paroles que la prose.
Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent.
L'existence est une fonction de la relation.
L'expression d'un sentiment est toujours absurde.
Rêver, c'est se désintéresser.
Par définition, la masse est dénuée d'esprit critique.
Le bonheur a les yeux fermés.
Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'effrayer. Ça passe.
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