La première éducation doit donc être purement négative. Elle consiste, non point à enseigner la vertu ni la vérité, mais à garantir le cœur du vice et l'esprit de l'erreur.
Celui qui ne comprend pas bien en quoi consiste la vraie vertu n’est pas vraiment vertueux.
La faiblesse est plus opposée à la vertu que le vice.
Il me semble que la vertu est chose autre et plus noble que les inclinaisons à la bonté qui naissent en nous.
Celui-là n’est-il pas un sage vraiment parfait, qui, dans la pratique des vertus ordinaires et dans ses conversations de chaque jour, s’efforce d’éviter jusqu’aux moindres défauts, qui craint toujours de promettre plus qu’il ne peut tenir, et fait en sorte que ses paroles répondent à ses actions, et ses actions à ses paroles ?
Il est dans la beauté et dans la vertu un charme invincible qui fait tomber les portes de fer, et qui amollit les cœurs de bronze !
Désirer échapper à la solitude est une lâcheté. L'amitié ne se recherche pas, ne se rêve pas, ne se désire pas ; elle s'exerce (c'est une vertu).
Dans l'ordre des biens divins, le premier est la prudence ; après vient la tempérance ; et du mélange de ces deux vertus et de la force naît la justice, qui occupe la troisième place ; la force est à la quatrième. Ces derniers biens méritent par leur nature la préférence sur les premiers ; et il est du devoir du législateur de la leur conserver.
L’amour de la vérité est toujours accompagné d’humilité. Le génie réel n’est pas autre chose que la vertu surnaturelle d’humilité dans le domaine de la pensée.
La pensée est la plus haute vertu; et la sagesse consiste à dire des choses vraies et à agir selon la nature, en écoutant sa voix.
On peut dire que le mal est dans la disjonction des vertus : c'est d'abord une vertu sans les autres. Le mal c'est d'être courageux sans être sincère, sincère sans être juste, et cetera.
La vertu suppose un effort, la conquête d'un obstacle ayant une somme de bonheur pour résultat.
La politesse est la beauté de la vertu.
La patience était la plus grande des vertus des initiés antiques.
La beauté rend toujours la vertu plus aimable.
La vertu resplendit lorsqu'un sage supporte d'un front serein bien des infortunes graves, non pas par insensibilité, mais par générosité et par grandeur d'âme.
Avec les plus belles vertus du monde, on ne réussit rien sans méthode.
La vertu est ce qui nous dispose à l’égard des peines et des plaisirs, de telle façon que notre conduite soit la meilleure possible ; le vice est précisément le contraire.
La tolérance est une vertu du coeur, non le privilège d'un point de vue.
Combien de vertus et de vices sont sans conséquence !
J’ai toujours trouvé ridicule que les philosophes aient forgé une vertu incompatible avec la nature de l’homme, et que, après l’avoir ainsi feinte, ils aient prononcé froidement qu’il n’y avait aucune vertu. Qu’ils parlent du fantôme de leur imagination ; ils peuvent à leur gré l’abandonner ou le détruire, puisqu’ils l’ont créé : mais la véritable vertu, celle qu’ils ne veulent pas nommer de ce nom, parce qu’elle n’est pas conforme à leurs définitions, celle qui est l’ouvrage de la nature, non le leur, et qui consiste principalement dans la bonté et la vigueur de l’âme, celle-là n’est point dépendante de leur fantaisie, et subsistera à jamais, avec des caractères ineffaçables.
La base des vertus est la constance.
Celui qui recherche la gloire par la vertu ne demande que ce qu’il mérite.
La vertu est, en ce qui concerne les plaisirs et les peines, la capacité d'exécuter les plus belles actions, le vice étant la disposition contraire.
Le bonheur, avons-nous dit, est une certaine activité de l’âme conforme à la vertu.
Les maladies suspendent nos vertus et nos vices.
La faveur est directement opposée à la justice qui est la principale vertu du prince.
Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents ; le cœur n’aurait-il que des vices ? et l’homme, capable de raison, serait-il incapable de vertu ?
Faire de nécessité vertu est le beau et grand travail.
Il n'y a dans ce monde que la vertu et la vérité qui soient dignes de m'occuper.