Le secret du bonheur et le comble de l'art, c'est de vivre comme tout le monde, en n'étant comme personne.
L'individu ne reçoit une dimension humaine que par la reconnaissance d'autrui.
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres : celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celle des autres.
L'usage le plus digne qu'on puisse faire de son bonheur, c'est de s'en servir à l'avantage des autres.
Le bonheur, c'est être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est.
Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
Il se faut prêter à autrui et ne se donner qu'à soi-même.
Envier le bonheur d'autrui c'est folie; on ne saurait pas s'en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait mais sur mesure.
Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.
La philosophie n’est ni une science ni une religion : chacun y cherche une même vérité (qui serait la vérité) mais ne trouve jamais que la sienne, qu’il confronte à celle des autres.
Il ne faut pas s'offenser que les autres nous cachent la vérité, puisque nous nous la cachons si souvent à nous-mêmes.
Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre.
Agis toujours de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
J'ai toujours eu pour principe de ne faire jamais par autrui ce que je pouvais faire par moi-même.
Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.
Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu'enfin nous nous déguisons à nous-mêmes.
Ne peut rien pour le bonheur d'autrui celui qui ne sait être heureux lui-même.
Celui-là, se dit le petit prince, tandis qu'il poursuivait plus loin son voyage, celui-là serait méprisé par tous les autres, par le roi, par le vaniteux, par le buveur, par le businessman. Cependant c'est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C'est, peut-être, parce qu'il s'occupe d'autre chose que de soi-même.
On ne fait jamais rien d'extraordinaire, de grand et de beau, qu'en y pensant plus souvent et mieux que les autres.
Au comble du bonheur ou au fond de la souffrance, le cœur a besoin d'un autre cœur : la joie partagée est double joie, et la douleur partagée est demi-douleur.
Bien souvent, nous n'exigeons d'autrui des qualités qu'afin de permettre à nos défauts de s'étaler plus à leur aise.
Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.
Le plaisir le plus délicat est de faire celui d'autrui.
Toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui.
Ce principe veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d'action de quiconque que pour assurer leur propre protection. La seule raison légitime que puisse avoir une communauté pour user de la force contre un de ses membres est de l'empêcher de nuire aux autres.
Il n'y a qu'une façon d'être un peu moins égoïste que les autres : c'est d'avouer son égoïsme.
Lorsque vous pratiquez la gratitude, vous ressentez du respect pour les autres.