La confiance que l’on a en soi fait naître la plus grande partie de celle que l’on a aux autres.
Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur.
Même dans la solitude, ne dis ni ne fais rien de blâmable. Apprends à te respecter beaucoup plus devant ta propre conscience que devant autrui.
Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres.
Le bonheur est un parfum que l'on ne peut répandre sur autrui sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi-même.
Mieux vaut blâmer ses propres fautes que celles d'autrui.
« Les autres » ne désignent pas la totalité de ce que je ne suis pas, de ce dont je me distingue ; au contraire, les autres sont plutôt ceux dont le plus souvent on ne se distingue pas soi-même et parmi lesquels on se trouve aussi.
Les occasions nous font connaître aux autres, et encore plus à nous-mêmes.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui.
Le care est d'abord le souci des autres, l'attention à la vie humaine et à ce qui fait sa continuité ordinaire. L'éthique du care appelle ainsi notre attention sur ce qui est juste sous nos yeux mais que nous ne voyons pas, par manque d’attention. C'est pour cela que l'éthique du care peut aussi se définir, si l'on veut traduire le terme, comme éthique de l'attention, au sens à la fois de faire attention et d'attirer l'attention sur une réalité ordinaire : le fait que des gens s'occupent d'autres, s'en soucient et ainsi veillent au fonctionnement ordinaire du monde.
On blâme aisément les défauts des autres, mais on s'en sert rarement à corriger les siens.
Que de loisirs il gagne celui qui ne regarde pas à ce qu'a dit le voisin, à ce qu'il a fait, à ce qu'il a pensé ; mais à ce qu'il fait lui-même, afin que son acte soit juste, saint et absolument bon.
Par l'art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers.
Que celui donc qui veut être libre n'ait ni attrait ni répulsion pour rien de ce qui dépend des autres.
A force d'aimer la vie malgré elle, on finit de temps en temps par aimer les autres sans raison.
C'est une grande folie de défier sans besoin l'intelligence d'autrui.
Les despotes eux-mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont tout à fait indignes.
Un homme se décrit toujours inconsciemment lui-même quand il décrit quelqu'un d'autre.
Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres.
Le malheur d'autrui nous donne une idée plus vive de notre bonheur, et son bonheur une plus vive idée de notre malheur.
On se persuade mieux, pour l’ordinaire, par les raisons qu’on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l’esprit des autres.
Pour être confirmé dans mon identité, je dépends entièrement des autres.
L'art est une forme de l'activité humaine consistant, pour un homme, à transmettre à autrui ses sentiments, consciemment et volontairement, par le moyen de certains signes extérieurs.
Je veux comprendre les autres en me comprenant moi-même.
Ne te lasse pas d’être utile à toi-même, en étant utile aux autres.
Dire à l'autre « ce que tu fais est mal », c'est en dire moins sur l'autre que sur vous-même.
Le profit de l'un est le dommage de l'autre.
La nature et la vie humaine sont aussi variées que nos divers tempéraments. Qui dira l’aspect sous lequel se présente la vie à autrui ? Pourrait-il se produire miracle plus grand que pour nous de regarder un instant par les yeux les uns des autres ?
En rabaissant autrui on s'abaisse soi-même.
La première règle avant d'agir consiste à se mettre à la place de l'autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là.