La sincérité est communicative.
On peut dire que le mal est dans la disjonction des vertus : c'est d'abord une vertu sans les autres. Le mal c'est d'être courageux sans être sincère, sincère sans être juste, et cetera.
Il faut de grandes ressources dans l’esprit et dans le cœur pour goûter la sincérité lorsqu’elle blesse, ou pour la pratiquer sans qu’elle offense : peu de gens ont assez de fond pour souffrir la vérité, et pour la dire.
Nous aimons quelquefois jusqu’aux louanges que nous ne croyons pas sincères.
La sincérité est une ouverture de cœur. On la trouve en fort peu de gens ; et celle que l’on voit d’ordinaire n’est qu’une fine dissimulation pour attirer la confiance des autres.